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« J’ai été relevée par l’éducatrice spécialisée du Samusocial de Paris »

D’hébergement en famille d’accueil, puis en centre d’hébergement d’urgence et à l’hôtel, une usagère se confie sur « ce parcours en escalier » qui vient d’aboutir à un logement Solibail. Si dans le cadre du plan quinquennal Logement d’Abord, l’objectif de tous reste un accès direct de la rue au logement, cette entrée qui mène au logement comporte parfois plusieurs paliers. Une réalité à laquelle le SIAO a su répondre en faveur de l’usagère.    

Pouvez-vous nous raconter votre histoire, celle qui vous a menée aujourd’hui à ce logement Solibail ?

Arrivée de Tunisie en 2017, j’ai d’abord été hébergées par des ami.es et des connaissances. J’allais d'un endroit à l'autre, puis je suis tombée enceinte. Quelqu'un m'a alors conseillée d'appeler le Samusocial de Paris et m’a donné le numéro du 115. Le 115 m'a trouvé un premier centre d'hébergement d’urgence avant de me transférer dans un second, dans le 15e arrondissement où j'ai fini ma grossesse pour accoucher finalement à l'hôpital Trousseau dans le 12e arrondissement.  

Après l’accouchement, où étiez-vous logés avec votre enfant ?

J’étais hébergée dans un hôtel à Fontenay-Tressigny (77) où je suis restée un an. Ensuite, on m’a envoyée successivement dans deux hôtels du 18e arrondissement où je suis restée jusqu’au 17 mai 2022. C’est à cette date que j’ai obtenu un logement Solibail. C'est la première fois que j'ai mon appartement « à moi » depuis que je suis en France : deux chambres, un salon, une cuisine, une salle de bain et des WC indépendants !

Votre régularisation a constitué également une étape importante dans votre reconstruction ?

Ma régularisation s’est faite grâce au statut de mon fils. Quand son papa a reconnu et déclaré son enfant, j’ai découvert qu’il était français, je ne le savais pas avant. Du coup ma régularisation s'est faite ainsi, plus d'un an après. J'ai fait les démarches nécessaires pour obtenir la pièce d'identité de mon fils puis mon titre de séjour. J'ai attendu longtemps pour obtenir ma carte d’identité, on me disait qu’il manquait des documents… C'était soulageant de savoir que j'allais enfin pouvoir travailler décemment et gagner ma vie comme toute autre personne. 

Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Le moral va beaucoup mieux aujourd’hui. J’ai connu une grosse période de stress pendant un long moment. Je n'avais pas de travailleur social qui m'accompagnait jusqu'à cette femme du Samusocial, Julie (éducatrice spécialisée, équipe Agate, Samusocial de Paris). Elle est arrivée à point nommé parce que je craquais. Avec elle, c'était différent, elle m'a beaucoup soutenue moralement et m’a vraiment relevée.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Je viens de terminer une formation d’assistante de direction cet été, je vais pouvoir postuler pour un travail. Ainsi, avec les ressources nécessaires, je pourrai prétendre à un logement social. Plus tard, quand ma situation sera plus stable, pourquoi pas reprendre en parallèle mes études…  

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