Pouvez-vous nous décrire vos missions respectives ?
Oriane : Mon rôle s'articule autour de deux axes principaux. D'abord, je traite les demandes SIAO envoyées par les travailleurs·ses sociaux·les et les centres d'hébergement : je vérifie que les dossiers soient complets et respectent les critères attendus. Ensuite, je reçois chaque semaine les disponibilités de chambres
en foyers jeunes travailleurs, que je centralise, puis je recherche la meilleure correspondance entre le profil d'un jeune et la chambre disponible.
Maritza : Mon périmètre concerne l'hébergement de longue durée. Lorsque des centres d'hébergement signalent des places disponibles, je recherche les profils les plus adaptés en lien étroit avec la coordination, en veillant à une équité d'accès selon des critères de priorisation établis. J'assure également une veille constante sur le peuplement des centres et le volume de places disponibles.
Pourquoi ce travail partenarial est-il si essentiel ?
Oriane : Les travailleurs·ses sociaux·les sont mobilisés auprès des personnes qu'ils accompagnent vers l'hébergement, tandis que les structures d'accueil doivent concilier plusieurs enjeux, notamment leur projet d'établissement, l'équilibre du peuplement et la mixité des publics. Mon rôle est donc de faire le lien entre les structures et les travailleurs·ses sociaux·les afin de comprendre les enjeux de chacun, tout en gardant en tête que l'objectif final, c'est une personne en grande précarité qu'on doit orienter.
Maritza : Nous travaillons en échange permanent avec les travailleurs·ses sociaux.les et les équipes des centres d'hébergement : hôpitaux, accueils de jour, services prescripteurs de toutes sortes. Notre rôle est de garantir un accès équitable aux places, en tenant compte des situations les plus urgentes. C'est cette vigilance qui donne du sens à notre position d'intermédiaire entre les services prescripteurs et les équipes des centres d’hébergement.
Qu'est-ce qui vous anime au quotidien ?
Oriane : J'apprécie la rapidité, ce sentiment de trouver de bonnes solutions concrètement et vite. Ce qui me touche le plus, ce sont ces mails de travailleurs·ses
sociaux·les qui annoncent que des jeunes qui étaient à la rue ont pu intégrer un FJT. Savoir qu'on a pu mettre quelqu'un à l'abri, c'est la plus belle des récompenses.
Maritza: J'ai toujours travaillé dans le social et j'en suis fière. Même si je ne suis pas en contact direct avec les personnes accompagnées, je sais que nous faisons partie de leur cheminement vers un lieu de repos, des repères, une possibilité de s'en sortir. Il faut être profondément humain dans ce métier, et c'est ce qui me porte chaque jour.

